Publié le 13/03/2008 à 12:00 par magazanaanakaza
Le Soudan et le Tchad doivent signer mercredi à Dakar un accord pour une "solution définitive" à leur conflit qui perdure depuis 2003, mais demeurent prudents sur l'impact futur de cette signature après plusieurs tentatives de pacification ratées.
S'ils assurent avoir accepté son principe, Khartoum et N'Djamena n'ont pas encore pris d'engagement ferme en vue de cet accord qui doit être paraphé sous l'égide du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à la veille du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) dans la capitale sénégalaise. Les présidents tchadien Idriss Deby Itno et soudanais Omar el-Béchir ont déjà signé par le passé plusieurs accords les engageant à ne plus soutenir les rebelles de l'autre pays, notamment sous l'égide de leur voisin libyen Mouammar Kadhafi, mais aucun n'a véritablement été respecté par les parties depuis. La dernière crise en date est intervenue début février avec une tentative de renversement du régime du président tchadien par des rebelles venus de bases arrières au Soudan, accusé aujourd'hui par N'Djamena de continuer à leur fournir armes et renforts.
En annonçant la signature de l'accord la semaine dernière à Paris, le président sénégalais Abdoulaye Wade a assuré que les deux parties étaient déjà "d'accord sur l'accord général" après des négociations qui "ont duré un mois" sous sa médiation pour une "solution définitive" au conflit. Pour la partie "mise en oeuvre" de l'accord, nouveauté initiée par le président sénégalais, une des parties "n'a pas encore donné son sentiment", avait-il toutefois précisé. A Khartoum, les autorités se félicitent de cette médiation, mais précisent qu'aucun engagement ferme n'a encore été pris. "Nous ne pouvons pas affirmer qu'un accord sera signé", mais "si le Tchad s'est engagé à relancer le processus (de paix), nous en serions très heureux", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères Ali al-Sadiq.
Ce dernier a encore précisé que "rien n'a été arrêté noir sur blanc, et que le président (el-Béchir) a (seulement) accepté de rencontrer le président tchadien".
En outre, selon lui, "le Tchad devrait avoir tiré des enseignements après la récente expérience d'un coup d'Etat à demi réussi" contre le régime de M. Deby".
Côté tchadien, le ton reste optimiste, même si on s'en remet surtout à la bonne volonté soudanaise. "Le Tchad va à cette conférence avec l'espoir qu'enfin, le président soudanais prendra des engagements de bonne foi et qu'il les appliquera", a déclaré à l'AFP le ministre tchadien des Affaires étrangères Ahmad Allam-Mi, déjà présent à Dakar. "Sur le plan intérieur, le Tchad s'engage à appliquer tous les accords signés", a indiqué par ailleurs un proche collaborateur du président Deby. Le contenu de l'accord stipule "que chacun s'engage à cesser de soutenir les opposants de l'autre sur son propre territoire" et prévoit "le désarmement de tous les mouvements, à l'exception des armées des Etats", selon M. Wade. En annonçant la tenue de ce "mini-sommet", le président sénégalais avait affirmé le 2 mars que l'échec de précédents accords de paix signés entre les deux pays était dû au fait qu'ils "n'avaient pas prévu de dispositif de mise en oeuvre".
Trois jours plus tôt, il avait affirmé avoir reçu le soutien de l'Egypte et de la Libye pour conduire la médiation entre les deux pays, entamée selon lui sur demande du président tchadien. En février 2007, le Soudan, le Tchad et la Centrafrique avaient déjà signé un accord les engageant à ne pas soutenir de rébellions à partir de leur territoire en marge du sommet Afrique-France à Cannes (sud de la France). Aujourd'hui, la guerre civile se poursuit au Darfour, région de l'ouest du Soudan, depuis février 2003, et les tentatives de déstabilisation se multiplient contre de régime de M. Deby, soutenu par les militaires français stationnés au Tchad.
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Publié le 13/03/2008 à 12:00 par magazanaanakaza
C’est un vrai challenge diplomatique pour Joseph Kabila...
Kinshasa organise lundi le tout premier sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) de la présidence RD Congolaise. Plus généralement, c’est la première fois depuis des lustres que la RDC abrite une rencontre sous-régionale de cette envergure. Reste à espérer que l’ordre du jour, à savoir le Tchad, soit traité avec réalisme.
Ce lundi 10 mars, Kinshasa est bien la capitale de l’Afrique centrale. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC se retrouvent dans la mégapole congolaise pour un sommet extraordinaire. Initiée par Joseph Kabila, cette rencontre sera centrée sur le Tchad. Ce pays a connu, début février, des affrontements sanglants entre le pouvoir en place et la rébellion. Ce qu’on a appelé la bataille de N’Djamena a failli coûter son poste et ... sa peau au Président Idriss Deby Itno. Ce dernier est quand même parvenu à avoir le dessus sur les rebelles. Ce, il est vrai, avec l’aide de la France.
Pour autant, le succès militaire du gouvernement tchadien est loin de résoudre la crise de légitimité qui frappe le pouvoir à N’Djamena. Au Tchad où depuis l’assassinat de Ngarta Tombalbaye, en 1975, l’histoire est une suite de rebellions, seule une solution politique inclusive est à même de mettre fin au cycle infernal des violences politiques. D’autant que les opposants armés ou civils au Président Deby lui reprochent d’avoir « tripatouillé » la Constitution en s’arrogeant un troisième mandat. Ce, alors qu’Idriss Deby s’était engagé à ne pas aller au-delà de deux mandats. Certes, on ne saurait réduire le conflit tchadien aux seules raisons intérieures. Tant la donne régionale avec la tension entre Khartoum et N’Djamena s’est greffée sur le mal tchado-tchadien. Les Présidents soudanais et tchadien s’accusant mutuellement de soutenir les rebelles contre leurs régimes respectifs.
Et le Darfour, se trouve être le théâtre de cette guerre aux visées géopolitiques que se mènent, par procuration, Idriss Déby Itno et Omar Hassan El Bechir. Les deux Présidents devraient, du reste, se rencontrer en ce début de semaine à Dakar en marge du sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI). Est-ce qu’Abdoulaye Wade va réussir à réconcilier Idriss Deby et Omar El Béchir ? Rien n’est moins sûr. Car les rivalités entre N’Djamena et Khartoum débordent du cadre strict des intérêts de deux Présidents. Depuis la découverte, suivie de l’exploitation du pétrole dans le Sud du Soudan comme du Tchad, ces deux pays sont au centre de la guerre d’influence que se livrent l’Occident et la Chine. Or Pékin est déjà présent au Soudan.
Exit cet enjeu géopolitique pour revenir à la dimension tchadotchadienne. A ce niveau, les chefs d’Etat d’Afrique centrale devraient s’efforcer de prendre quelques libertés avec la traditionnelle langue de bois diplomatique, s’ils veulent réussir leur sommet. En clair, la CEEAC devrait conseiller au président Deby de privilégier une approche politique. Laquelle passe par une espèce de dialogue intertchadien. C’est la seule manière de recréer la confiance dans le pays. Près de 50 ans après les indépendances; la crédibilité et donc la fiabilité des organisations régionales africaines dépend de la capacité des dirigeants du continent à pouvoir se dire la vérité.
On ne peut pas, sous prétexte du principe de la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats, laisser des situations pourrir sur le continent. L’efficacité et donc le succès du sommet de Kinshasa sera jugée à l’aune de la réponse que les chefs d’Etats apporteront à la crise tchadienne. Si le réflexe de la solidarité tous azimuts entre chefs d’Etats l’emportait sur la nécessaire lecture froide du drame tchadien, Kinshasa aurait été un sommet pour rien. Dans ce cas, la CEEAC serait perçue dans une certaine opinion comme l’OUA, à savoir un syndicat des chefs d’Etat.
Par contre, Si la question tchadienne est traitée dans toute sa complexité avec à la clé des propositions inclusives de sotie de crise, le sommet de Kinshasa marquerait une ère nouvelle. Et la Présidence congolaise frapperait un grand coup. On pourrait se mettre à rêver d’une CEEAC qui réglerait les différents conflits qui gangrènent la sous-région. Ainsi les autres pays en pleine tourmente, comme le Cameroun par exemple, en situation de ni paix ni guerre comme la République centrafricaine, ou encore sous la menace des forces centrifuges comme la RDC pourraient s’en remettre à la sagesse de la CEEAC. Car seule une Afrique centrale pacifiée peut s’engager sur la voie de l’intégration et donc du développement.
Publié le 13/03/2008 à 12:00 par magazanaanakaza
Chaque fois que les Africains tentent de démontrer aux yeux du monde leur volonté de ne pas sombrer dans le chaos des conflits et de la précarité socioéconomique, ce sont leurs dirigeants qui se donnent en spectacle. Et quel triste spectacle que ce qui s’est passé au Kenya et ce qui se passe au Tchad, au Zimbabwe, au Cameroun, au Burkina Faso...
Au Tchad, Idriss Deby a profité des attaques rebelles du 3 février 2008 pour essayer d’anéantir son opposition en réduisant ses leaders au silence. Si l’on sait aujourd’hui où se trouvent Lol Mahamat Choua et Ngarlejy Yorongar, c’est l’incertitude totale sur le sort d’Ibni Oumar Mahamat Saleh, un autre opposant arrêté dans les mêmes circonstances.
Adapter la Constitution du Tchad à son ambition n’a pas suffi à Idriss Deby. Il a choisi la méthode à la « Gbagbo » pour essayer de se débarrasser de ceux qui l’empêchent de tourner en rond. Et cela avec la complicité des forces françaises qui, par deux fois, lui évitent malicieusement de tomber dans les mains des rebelles.
Dans la même région d’Afrique du Centre, un dictateur mourant non content de condamner la majorité de ses concitoyens à la misère, veut mourir au pouvoir. Et pour ce faire, il est lui aussi prêt à tripatouiller sa Constitution.
Heureusement, les Camerounais ne l’entendent pas de cette oreille. De nombreuses villes du pays ont connu, ces derniers jours, de nouvelles émeutes contre la cherté de la vie et l’intention affichée du président Paul Biya de s’accrocher au pouvoir.
Un dinosaure au profit duquel Ahmadou Ahidjo s’était pourtant éclipsé lorsqu’il a senti que son état de santé ne lui permettait plus de présider aux destinées de son peuple.
Ce dernier a d’ailleurs été la première victime de la trahison et de la mégalomanie de son successeur qui, en l’accusant d’un complot monté de toutes pièces, l’a condamné à mourir en exil au Sénégal.
Le 6 novembre 2007, Paul Biya a fêté ses 25 ans de pouvoir à 75 ans. Il n’est pas encore « rassasié » puisqu’il veut briguer un autre mandat en 2011 (il aura 78 ans).
Des vieux mourants s’accrochent au pouvoir
Ce qui n’est plus surprenant dans le paysage africain. Le zimbabwéen, Robert Mugabe, est lui aussi candidat à sa propre succession dans un pays où la situation des droits humains n’a cessé de se détériorer depuis les élections de mars 2005.
Le 30 août de la même année, le Parlement, dominé par les partisans de Robert Mugabe, avait approuvé la révision de la Constitution permettant la nationalisation des fermes appartenant aux « Blancs ».
Un arrêté interdit aux Zimbabwéens soupçonnés d’activités « terroristes » ou d’opposition politique virulente, de sortir du territoire. Le texte priva également de droit électoral toute personne ayant au moins un parent étranger bien que détenant le statut de résident permanent.
Il prévoit en outre que toute personne suspectée de porter atteinte aux « intérêts » nationaux puisse être interdite de sortie du territoire. Cet arrêté viole ainsi le droit de combattre l’oppression, inscrit dans les droits de l’Homme.
Longtemps considéré comme l’un des « pères de l’indépendance » de l’ancienne Rhodésie du Sud, l’ancien chef de guérilla a plongé l’ancien grenier à blé de l’Afrique dans la dictature et, depuis le début des années 2000, dans la pénurie alimentaire la plus grave de l’histoire du pays. Aujourd’hui, touché par la sénilité à 84 ans (il est né le 21 février 1924), il se cramponne toujours au pouvoir.
Difficile de lui reprocher cette mégalomanie à côte d’autres vieux dinosaures comme Abdoulaye Wade et Oumar Bongo Odimba. Président du Sénégal, le Diombor (lapin) de Kébémer est né le 29 mai 1926 dans cette localité.
A défaut de pouvoir prétendre à un 3e mandat, il est en train de neutraliser son opposition politique afin de se faire succéder par un homme de son choix et continuer à tirer les ficelles politiques dans l’ombre.
La succession de Bongo, un sujet tabou au Gabon
Même s’il n’a pas encore 80 ans, Oumar Bongo Odimba ne veut pas entendre parler de sa succession. Les fidèles qui ont eu l’outrecuidance d’ouvrir le débat sur ce sujet tabou au Gabon l’ont vite appris à leurs dépens. A 73 ans (il est né le 30 décembre 1935), Bongo fait office de doyens des Chefs d’Etats africains puisqu’il règne, en despote, sur son pays depuis plus de 40 ans. Réélu le 27 novembre 2005, Bongo est loin de vouloir quitter le pouvoir de son plein gré. On lui prête même l’ambition de transformer son pays en dynastie en se faisant succéder par son fils Ali Bongo qui ne cesse de cumuler de très hautes responsabilités dans son pays.
Né le 3 février 1951 à Ouagadougou (ex-Haute-Volta, actuel Burkina Faso) Blaise Compaoré est également sur la voie tracée par ces tyrans qui sont aujourd’hui de vrais cancers pour leur pays et constituent la honte du miroir Afrique. Ce dernier a non seulement tripatouillé la Constitution du Faso, mais il a toujours massacré ses opposants, y compris de pauvres journalistes qui avaient réussi un moment à le déstabiliser. En février dernier, il n’a pas hésité à mater dans le sang de pauvres citoyens dont le seul crime a été de manifester leur raz le bol contre la vie chère.
Le Mali en quête de voie de sagesse
Il est à espérer que le Comité d’experts chargé de la réflexion sur la consolidation de la démocratie au Mali saura éviter à notre pays tels scénarii catastrophes. Les maux de la démocratie malienne n’ont rien à avoir avec la limitation du mandat présidentiel. Nous sommes de ceux qui pensent que dix ans sont largement suffisants pour réaliser des projets de société concrets au bénéfice de son pays. Après, on est irrémédiablement touché par l’usure et l’immobilisme.
La réflexion doit surtout porter sur la loi électorale et la Charte des partis politiques qui, avec la Constitution, constituent les textes fondateurs de notre démocratie. De 1992 à 2007, les élections organisées ont surtout mis à nu des lacunes et insuffisance liées comme la faiblesses des taux de participation, la mauvaise organisation des scrutins toujours contestés par les perdants...
Que faire pour amener les Maliens aux urnes ? Quelle politique d’inscription sur les listes électorales mettre en place ? Comment amener les partis politiques à pleinement jouer leurs rôles démocratiques ? Que faire pour susciter l’avènement au Mali d’une classe politique digne de ce nom ? Voilà autant de pistes de réflexions que les hommes et les femmes désignés pour animer le Comité d’experts chargé de la réflexion sur la consolidation de la démocratie au Mali doivent réellement explorer !
Cela évitera au Mali de s’enliser un jour sur des chemins de la confiscation despotique du pouvoir comme au Kenya, au Cameroun, au Zimbabwe, au Tchad voire au Gabon et au Burkina Faso. Cela est d’autant souhaitable que nos acquis démocratiques sont maigres et surtout... très fragiles pour nous éviter un retour à la case départ au hasard d’un tripatouillage constitutionnel
Publié le 13/03/2008 à 12:00 par magazanaanakaza
Apres concertation des trois (3) mouvements constituant l’Alliance Nationale (AN) et sur leur proposition, il a été mis sur place un commandement militaire unifié dénommé Coordination Militaire de l’Alliance Nationale, en abrégé CMAN et la désignation d’un porte-parole :
1. Les membres de la CMAN :
- Commandant : Colonel Mahamat Hamouda
- Commandant 1er adjoint : Colonel Taher Wodji
- Commandant 2eme adjt : Brahim Akhachan
2. Le porte-parole de l'A.N. : Dr. Ali Gadaye
3. Le Commandement de la Brigade Mixte (CBM) :
- Le commandant de CBM : Ousmane Baguid
- Le commandant 1er adjoint : Ali Ahmat
- Le commandant 2eme adjt : Colonel Ordjei Wardougou
4. Les membres du Bureau de la CMAN :
Il est désigné neuf (9) conseillers militaires (trois par mouvement membre de l’AN) dont les noms sont :
- Colonel Barkai Hamit
- Al Hadj Youssouf Yosko
- Général Hissein Hamita
NB : Les noms de six autres vous seront communiqués ultérieurement.
Fait à Modeina, le 09 mars 2008
La cellule de communication de l’AN