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magazanaanakaza
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TOUBOUS

TOUBOU (GATROUN:1950-1951

Posté le 21.12.2007 par magazanaanakaza
Arrivée d'une caravane toubou, Les Toubous ou Teda vivent dans l'immense massif volcanique du Tibesti situé au nord-ouest du Tchad et qui a son point culminant à 3350 mètres ( Emi Koussi) et une altitude moyenne comprise entre 1000 et 1800 mètres. Les toubous forment ethniquement et linguistiquement un groupe distinct apparenté aux populations noires du Soudan.
La survie des Toubous a été possible grâce à un système socio-économique fondé sur le semi-nomadisme. Une partie de la population s'occupe de la culture des jardins et de l'entretien des palmeraies, tandis que l'autre partie parcourt les pâturages pour les chèvres, moutons, ânes et chameaux et se livre au petit commerce caravanier; c'est à cette partie que nous avons affaire ils amènent leur bétail et au retour ils emportent des dattes. Les dattes sont très importantes pour les Toubous, car avec quelques céréales cultivées ou sauvages elles constituent la base de leur nourriture. En 1950 les toubous sont encore très attachés à leur mode de vie et à leurs particularismes, l'occupation du Tibesti n'ayant été effective qu'à partir de 1930 seulement, l'influence française est très faible.
Quelques bandes de hors la loi sillonnent encore les "enneris" (gorges profondes dont les dédales ne sont connus que par les Toubous seuls). Nous recevons souvent des messages nous avertissant que les Agikalli ou les Moussaï ben Kolo se dirigent vers Gatroun, leurs méfaits accomplis. Nous savons qu'ils sont très dangereux, nous connaissons leurs signalements; (Moussaï ben Kollo est boiteux et porte un burnous rouge). Mais, nous ne verrons jamais personne car nous ne sommes que deux gamins de vingt ans et cinq supplétifs pour surveiller un territoire immense, de plus, nous manquons ridiculement de moyens, nous n'avons pas de voiture, le ravitaillement ne nous parvient que tous les trois mois, nous ne parvenons pas à établir les communications radio avec les postes voisins du Niger (Madama) et du Tchad (Zouar) qui sont tenus par la coloniale, il faudrait que nous nous y rendions pour nous régler, mais nous n'avons pas de poste radio portable que nous pourrions transporter sur un chameau, un SCR 284 ferait notre bonheur; en France, en AFN, en Allemagne les appelés s'entraînent avec, mais nous, qui sommes opérationnels nous n'en avons pas! nous avons demandé un fusil-mitrailleur, nous ne l'obtiendrons jamais!
Nous nous promenons dans la nature et nous n'avons pas de carte! Mais nous faisons notre travail tout de même et nous le faisons bien.
Pierre Brun dans un exercice à la barre fixe - Brun, dit "Bob ", était un type formidable il bricola beaucoup à Gatroun améliorant ainsi nos conditions de vie et de travail. Il était originaire de la région de Poitiers. Nous ne sommes pas encore parvenus à retrouver sa trace.

Bob et Trafic surveillent la consolidation de la piste avec des feuilles de palmier. En plus de la radio, de la météo, de la poste, de la douane, de la police, des affaires indigènes, du jardinage nous nous occupons également des travaux publics!
Jean Chambret, mon vieux compagnon qui me supporta pendant des mois. Grace à son caractère toujours égal la cohabitation fut exemplaire. Vivre en poste à deux au Sahara n'était pas chose aisée, souvent la mésentente survenait rapidement et il y eut des cas ou elle devint dramatique comme à Amguid ou à Fort Lallemand. Jean Chambret, originaire de Niort, partage son temps entre son Poitou natal et son domicile de la région parisienne. Gatroun est le principal sujet de nos longues conversations au téléphone.
Saïda, notre intégration se fit très facilement nous partageâmes rapidement la vie de la population et nos compagnes nous facilitèrent bien des choses.

Le 16 novembre 1951 je quitte Gatroun avec beaucoup de regrets, je dis donc adieu à tous mes amis. Je rejoins Sebha pour remplacer mon collègue, dépanneur radio, qui a terminé son séjour. Ce sera encore de longs mois d'une vie triste et monotone, émaillée, par quelques petites sorties pour des dépannages divers. Et puis le 22 mai 1952, je dirai un adieu définitif au Fezzan et retrouverai Tunis. A l'exception d'une légère appréhension pour traverser les rues et des souliers qui feront un peu mal tout ira bien, je m'habituerai même très vite à dormir à nouveau dans un vrai lit. Trois jours plus tard et après deux ans et demi d'absence, je retrouverai la France, Ardiège mon petit village des Pyrénées et ma famille, mon père est décédé entre-temps, mon frère s'est marié et la famille s'est agrandie d'une petite fille. Quelques mois plus tard je serai libéré de mes obligations militaires, mais, très vite la nostalgie des grands espaces deviendra de plus en plus vive, je retrouverai le Sahara, l'Afrique et bien d'autres pays pour de longues années. Aujourd'hui je suis un vieil homme, mais tout comme mes amis, je n'ai pas oublié le Fezzan.








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TOUBOU

Posté le 16.12.2007 par magazanaanakaza
La similitude du costume et de l'habitat a parfois fait considérer les Toubou (ou Téda) comme des Touareg noirs. Des différences significatives d'organisation sociale existent cependant, et la langue des Toubou appartient au groupe nilo-tchadien, proche du kanouri, alors que les Touareg sont berbérophones. Au nombre d'environ quatre cent mille dans les années 1990, les Toubou sont répartis dans la partie centrale du sud du Sahara, dans l'Aïr, le Tibesti, l'Ennedi et le Fezzan, régions situées au nord du Niger et du Tchad, et en Libye.(...)

TOUBOU

Posté le 16.12.2007 par magazanaanakaza
Les Toubous ou Teda, Englais Tubu, sont des peuple vivant au coeur du Sahara Sahara. On peut désigner par toubous les seuls Tédas, mais également leurs parents proches Dazas et Krédas (ses 2 peuples sont aussi appellé Goranes. Ils vivent dans les massifs montagneux du Tibesti et de l'Ennedi, dans la région de Borkou-Ennedi-Tibesti au nord du Tchad, et dans le Kanem, ainsi que dans l'est de la République du Niger notamment à Djado, Seguedine, Aney, Emitchouma, Achenouma, Argui,djouray,N'gourty, Dirkou, Chimindour, Beza, Agueur, Bilma, Zoo Baba et Fachi, où on les appelle souvent « Guezibida » du fait de leur sédentarisation ou de leur métissage avec les Kanouris. Il sont également présents dans les oasis du sud de la Libye, et du sud-ouest de l'Égypte (jusqu'en 1920). Ils occupent donc une immense région de 1 300 000 km². Les Toubous, plus qu'un peuple, sont une confédération des clans.




Ils vivent de l’élevage extensif de leurs troupeaux, dans de vastes espaces qui sont impropres à tout autre mode d’exploitation. Ce sont des éleveurs de dromadaires, de bovins et de petit bétail. Pour la grande majorité des Toubous, les troupeaux sont le seul moyen d’existence, mais certains pratiquent tout de même une petite exploitation de la terre dans les oasis les mieux dotées en ressources hydrographiques telles que celles du Borkou, dans le sud du Tibesti.

Le terme toubou désigne en fait les habitants du Tibesti en langue kanembou. Cette dénomination adoptée par la colonisation française, est maintenant admise et passée dans l'usage courant. Eux-mêmes se nomment Teda au nord, Daza au sud. Ils parlent le tedaga, les teda emigre ver sud parle Tedaga metissé le Dazaga, personne appris parlé Teda comprent le dazaga, Tedaga est la langue-mère du dazaga, la langue Teda n'appartien pas au langue nilo-saharien car langue Teda unique et langue orginale au Teda, n'appartien aucun groupe linguistique. Ils sont entre 300 000 et 500 000.

Les Toubous sont répartis a l'origine 36 clans, aujoudhuit environ 50 clans, Le clan toubou est un ensemble d'hommes et de femmes libres et indépendants, dispersés dans l'espace, origine deferente mais unis par mariege. Les signes caractéristiques du clan sont : le nom, le surnom, le blason ou une marque, une légende qui en résume l'origine ou l'histoire. Ils pratiquent un islam traditionaliste, mêlé à la coutume Teda. La loi Teda ou Toubous est une loi coutumière qui n'a rien avoir avec la charia islamique, les Teda pratique le culte des saints du « Borcodi ».


Ils se sont opposés à la colonisation et resisté pendant l'occupation de 1930 à 1965 puis contre indépendances du Tchad et du Niger, ils ont réaffirmé leurs revendications autonomistes.Les toubou sont victimes de persecution et de clichés que leur colle les populations sedentaires de l'Ouest et du Sud Niger.Par exemeple un toubou est consideré à tord comme un méchant criminel ayant toujours sur lui un couteau qu'il n'hesitera pas à l'utiliser.Il ne s'agit bien sûr que des prejugés savamment entretenus par les pouvoirs successifs, ce qui justemment a mécontenté les Toubou. Le Tibesti au Tchad, le Kawar et le Manga au Niger ont connu des rébellions qui sont encore actives.

Il existe le MDJT (Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad) soutenu par libye et et le FDR de Goukouni Zen au Niger les FARS(Forces armées révolutionnaires du Sahara)de Barka ouerdougou soutenu par libya. Ces dernières se sont fait entendre en août 2006 par la prise en otage de deux touristes italiens qui faisaient partie d'un groupe de randonneurs entre Bilma et Agadem. Les FARS réclament la lumière sur la mort de leur chef Chahaye Barkaï assassiné par l'armée nigérienne en septembre 2001 alors qu'il était partie prenante aux accords de paix de 1995, 1997 et 1998.les Daza son des Teda vivent en dehor du Tibesti depuis plus de 4 siècle.[


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